Série anglaise,,Downton Abbey”

La série de Julian Fellowes est un drame qui s`étend au long des 6 saisons, diffusé dès l`automne 2010 en Grande Bretagne est qui a connu un vrai succès d’audience.
J’aime beaucoup  dans cette série,la distribution,les paysages,les costumes, la musique du générique et biensûr, l`intrigue. J’ai un goût à part pour le charme des séries british, qui fait toute la différence et qui ne se dément pas du tout avec ,,Downton Abbey.”
De plus,j`adore cette vie qui se déroule sans soucis, entourée d’amis,d’une cohorte d’admirateurs et d`une armée de domestiques qui s`affairent en permanence pour gâter leurs maîtres !
 Aïe ! Et tout ça sans tomber  dans le vide du dérisoire ,dans la mélancolie des gens oisifs de Tchékhov !

L`action est une jolie reconstitution de l’époque Edwardienne, l’intrigue de la première saison s’étire de 1912 et le naufrage du Titanic à l’été de 1914 qui verra naître la première Guerre Mondiale et ça va faire basculer les destins des personnages, maîtres et domestiques; à la suite le monde changé et changeant qui en résulte!

Considérations sur la condition féminine.

L’intrigue fait un large appel aux évolutions de la société de cette époque et, notamment, à celles qui touchent à la condition féminine.
– C’est à cette époque que se situe  le combat des  suffragettes britanniques pour le vote des femmes, qui devait aboutir, en 1918, au droit de vote pour les femmes britanniques, à partir de l’âge de 30 ans (alors que les homes avaient le droit de voter dès l’âge de 21 ans). La fin du XIX -e siècle et le début du XX –e siècle est également la période où apparaissent de nouveaux métiers pour les femmes, tels que dactylographie et sténographie.
-C’est encore la période de l’ entail— aboli seulement en 1925 au Royaume-Uni — qui est une disposition testamentaire fréquemment utilisée pour réserver la succession d’un patrimoine, d’un domaine, d’un titre, à des parents mâles, même très éloignés, en excluant les femmes, même lorsqu’il s’agit de la fille du défunt.
-Un autre ressort également utilisé par l’intrigue fait référence aux « fiancées vendues »   ces filles de milliardaires américains mariées, parfois de force, par leurs parents, à un noble anglais ruiné, 
 
           Le resumé
Lord Grantham perd ses cousins qui devaient hériter de sa fortune dans le naufrage du Titanic et sa famille souhaite qu’il rompe la disposition testamentaire qui fait que les biens immmobiliers et leurs revenus sont non transmissibles aux filles , en faveur de sa fille ainée,Lady Mary, mais il refuse. Il fait donc venir son cousin éloigné, un petit bourgeois de Manchester qui travaille comme notaire et qui se sent  peu à  l`aise dans ce  monde exclussiviste ,codifié et ultra-luxueux où cohabitent deux mondes : celui de l’aristocratie et celui de la domesticité, avec sa propre hiérarchie.  La seule solution, pour garder la propriété familiale, est de marier sa fille aînée, Lady Mary Crawley à  ce lointain cousin, Matthew, dernier héritier mâle du domaine. Mais Lady Mary se montre réticente. Tout en gardant sa personnalité,Matthew  apprend vite les nouveaux codes, ses futures responsabilités et devient cher à tous les membres de la famille Crawley. Il fait une guerre héroïque et exemplaire. Ses relations avec Mary, tumultueuses et souvent conflictuelles, sont un des pivots de la série.
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 Les personages
-excellent casting
-des figures attachantes,meme si quelques unes ont tout droit le role d`un(e) antipathique
-formidablement surprise les relations  interpersonnelles (maîtres/domestiques;aristos/bourgeoisie,parents/enfants,la hiérarchie chez les domestiques et la distribution des responsabilités)
-j`adore  l`interprétation théâtrale à l’anglaise qui réalise la combinaison de fraîcheur et de classicisme de la série et met en évidence la morgue arrogante et  toute une palette des accents anglais
-c`est un délice de répliques le personage de Violet(Maggie Smith) dotée d’un sens de l’humour acerbe: exigeante et farouchement attachée aux traditions(mais moins conformiste qu’il n’y paraît ) ses nombreuses réflexions font souvent des ravages dans les hautes sphères de Downton Abbey.
En guise de conclusion
   
*il faut bien avouer que certaines péripéties sont de trop et par conséquent superflues ,fatigantes.
* les intrigues parfois niaises se suivent, les personnages sont  soit tout bons, soit tout mauvais, avec parfois quelques exceptions.
Je suis en train de visionner le troisième épisode  de la saison 4,sur le channel hongrois,, Story IV”. Et j`espère que les deux dernières saisons n`eussent désavoué leurs fans.

Bon Anniversaire,,Sir David Attenborough !

Je viens rendre hommage pour une légende de la BBC et idole des amoureux de la nature : Sir David Attenborough.Depuis que j`avait découvert David Attenborough, je suis époustouflée par les documentaires qu’il présente ou commente,créés dans n`importe quelle période de sa longue activité scientifique. Alors évidemment, c’est toute une équipe qui nous offre ces images et dans ce domaine, la BBC n’a tout simplement pas d’égale. Mais la voix si particulière de Sir Attenborough en est presque indissociable, surtout ,pour ceux qui aiment ces documentaires.Il a rejoint la BBC en 1950, où très vite il devient la voix et l’image des documentaires scientifiques et animaliers avec des séries comme Zoo Quest, Life on Earth, The Living Planet ou The Trials of Life qui révolutionneront le genre.
Regardez ce magnifique petit faible pour Planet Earth (Planète Terre) parmi les rares ce ses vidéos disponibles en français. :

Synopsis et détails  

Bien que les mers recouvrent plus des deux tiers de notre planète, nous connaissons mieux la surface de la lune que les fonds des océans. La Planète bleue est un étonnant voyage d’une infinie richesse dans le monde marin. Des espèces inconnues vivant à des profondeurs jamais atteintes par l’homme, en passant par la naissance des crabes, la lutte des bancs de sardines contre les prédateurs de la mer et des airs, les réunions incongrues des manchots, les jeux cruels des orques, sans oublier les ballets des dauphins ou les balades majestueuses des baleines en voie d’extinction, ce film tout public nous invite à un voyage qui rapproche le spectateur de tout âge de la nature.


J`ai trouvé ce bel hommage,ci-dessous,qui,pour mon bonheur,exprime si bien aussi ma considération envers Sir Attenborough.Mon français assez déficitaire n`aurait pas eu la même propriété des mots.

http://www.naturavox.fr

Sir David ,une vie sur terre

Je ne me lasse pas de revoir en boucle les séries de Sir David Frederick Attenborough, et à chaque fois je me dis qu’il serait bien dommage d’attendre son retour à l’humus pour rendre l’hommage qu’il mérite au très exotique et brillantissime naturaliste de la BBC.

Car le David Attenborough est une espèce en voie de disparition ; un dodo aux parures improbables, au chant unique, reconnaissable entre mille par sa façon syncopée d’accompagner un verbe aussi savoureux que désuet. Peut-être bien le chaînon manquant entre Darwin et les Monty Python… d’ailleurs n’est-ce pas John Cleese, l’inoubliable agent du Ministry of Silly Walks, qui lui fait un petit coucou lors de son mythique documentaire à Madagascar ?

Mais Sir David ne ne permettrait pas de comparer le tarsier à un chat passé au micro-ondes ; son humour à lui rime avec l’amour de la vie sous toutes les formes, mise en scène dans des fresques aussi haletantes et volumineuses que les plus grands chefs d’oeuvres du XIXème. Ce naturaliste a probablement produit les sommes les plus ambitieuses à ce jour sur l’éphémère parcours de la vie sur notre éphémère bout de cosmos, et „The Living Planet” résume à la fois parfaitement son oeuvre et celle de la vie sur terre. De fait, „Life” / „Living” et „Planet” apparaissent dans l’ensemble des titres de ses oeuvres ; comme des marques déposées. Non pas par mercantilisme (même si Attenborough doit bien gagner sa vie) mais au sens de marques de respect déposées tous les jours, sur tous les terrains, et par tous les temps.

Petit frère du réalisateur Richard Attenborough (dont on retiendra plus volontiers le très classique „Ghandi” que le très classique rôle du savant dans le Jurassic Park de Spielberg), ce Londonien produit essentiellement pour la Beeb, sous formats audiovisuels et sans lésiner sur les images saisissantes. Pourtant, son point fort demeure à mes yeux l’écriture : tout parait si simple, comme couler de source… mais quel formidable travail en amont pour commencer une phrase en Antarctique et la terminer six mois plus tôt à Kalimantan ! Même sous le charme, on ne peut s’empêcher d’admirer la clarté, la pertinence et l’esprit de synthèse de ce splendide fruit de l’évolution.

Bien sûr, les années passent, les collines se gravissent plus péniblement, les cheveux au vent ont blanchi et la silhouette s’est épaissie, mais à 81 ans, Sir David conserve le regard émerveillé d’un enfant au message écologiste parfois naïf mais toujours sincère.

Immanquablement, un tel monument du vivant aura un jour droit aux honneurs nationaux. Mais par pitié n’enfermons pas ce naturaliste amoureux du grand air dans le formol d’un panthéon poussiéreux, et disséminons plutôt ses cendres et son oeuvre aux quatre vents pour que notre bonne vieille terre retrouve un peu de vigueur. A ceux qui diront „entre ici, Jean Moulin”, je répondrai „sors de là, David Frederick Attenborough”.

Posted by Stephane MOT at7/16/2007 Sir David ,une vie sur terre

 Aujourd`hui,le 8 mai 2016,Sir David Attenborough fait ses 90 ans.Bon Anniversaire,,Sir David Attenborough !

„10 Cloverfield Lane” ou Dehors c’est dangereux, dedans c’est pire…

Psycho-thriller,S.F.2016

Réalisateur Dan Trachtenberg en collaboration avec le producteur J.J Abrams

 

Projet longtemps resté secret, „10 Cloverfield Lane”avec son univers dérivé du remarquable film  ,,Cloverfield „(2008 ) est un film habile qui répond parfaitement aux attentes des spectateurs :le suspens est avec  le spectateur du début à la fin du film, les questions s’ajoutent et se multiplient et le final répond à toutes ces questions. Simplement,tellement rond!

Ce film tient en haleine dès les premières images et ce jusqu’aux dernières. Le cadre spatiale de l’histoire,le motif de la claustration (huis clos étouffant)avec son absurde et ses paradoxes et sa narration oblige à nous méfier de tous:une vraie guerre psychologique .Le rythme des révélations est parfait pour tenir le suspens, on avance pas à pas dans cet endroit dont on ne connait  ni même ce qu’on voit. Les effets spéciaux sont fabuleux,les scènes d’actions sont terriblement réalistes,les acteurs sont parfaits.Le film repose sur son trio de personnages mystérieux et intrigants qui possèdent une psychologie à  fouiller dont on peut saluer en tête la ravissante et talentueuse actrice Mary Elizabeth Winstead dans la peau de Michelle une jeune femme vulnérable mais pleine de ressources qui se retrouve prise aux mains par Howard Stambler son inquiétant et paranoïaque geôlier (John Goodman qui livre ici une de ses meilleurs performances d’acteur )et pour finir John Gallagher, Jr.  assez convaincant dans la peau du sympathique Emmett DeWitt.

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La fin est spéciale et je comprends qu’elle puisse surprendre les moins inities dans l`analyse des films.

Le mystère 10 Cloverfield Lane : des théories de fans et une campagne virale majeure,ici: http://www.allocine.fr/article/fichearticle_gen_carticle=18651045.html?page=2

 

„Le Casse du siècle”

À la veille des cérémonie des Oscars j`ai ma décision pour le meilleur film: Le Casse du siècle (The Big Short), production 2015, qui me paraît une réalisation très originale et complexe qui s`attaque au sujet des malversations financières de la crise des années 2007- 2008.

C`est une histoire véridique, issue du livre-enquête „The Big Short” de Michael Lewis. „Shorter” en langage boursier, c’est parier contre. C`est donc l`histoire de l`effondrement des principales places boursières de Wall Street, plongeant du même coup le monde dans la crise. Si le désastre financier fut une surprise pour beaucoup, quelques-uns l’avaient néanmoins anticipé. Le véritable krach avait en effet commencé quelques mois plus tôt aux États-Unis, un krach obscur celui-là, silencieux, lié à l’inconséquence des subprimes, ces produits financiers inventés par des „apprentis sorciers” pour jouer avec les dettes des classes les plus défavorisées.

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Très vite, quelques personnes ont compris que ce système courait droit à sa faillite. Certains d’entre eux se sont tus, par peur ou espoir de se tromper, d’autres ont essayé en vain de briser le silence et l’indifférence, d’autres enfin ont décidé de parier sur cette catastrophe pour gagner plus d’argent encore. Michael Burry, interpreté parfaitement par Christian Bale entre tout à fait dans cette catégorie. Ce visionnaire flirte avec l’autisme dans ses rapports avec ses investisseurs, mais son excentricité dissimule un esprit aigu et une brillante analyse de la situation.

Le paradoxe que je trouve à ce „Big Short”, c’est qu’il s’agit là du balance entre un thriller, dit-on, économique et une satire comique. Le film ne cesse de cacher son jeu et de mettre du temps à devoiler progressivement la réalité du petit jeu auquel tout ce cruel monde des finances s’est risqué avec la complicité tacite du gouvernement et des des médias.

Le réalisateur Adam Mckay, venu de la comédie loufoque („Ricky Bobby”, „Roi du circuit”), ne renonce pas à divertir, mais il veut, en même temps, nous éclairer. Enfin un film à comprendre même si on n’est pas familier du monde financier car il nous vulgarise la bourse et humanise la crise. A travers ce film on voit comment cette crise est aussi le produit d`une bêtise collective (crédulité, désinformation, parfois cupidité).

Notre vie est entre les mains de gens qui ne contrôlent même plus leur propre système!

„The Big Short” se veut une dénonciation du système de corruption généralisé qui a conduit à ce cataclysme Un humour froid , cynique et mordant, tellement absurde pour faire passer les termes obscurs des banquiers qu`on tombe nerveusement dans de folles… crises de rire. La mise en scène séduit par son originalité folle. Comme ces hilarants intermèdes de vulgarisation économique dits par des protagonistes s’adressant directement au spectateur: des starlettes célèbres (voir Selena Gomez) expliquent posément certains mécanismes financiers, les cancres en économie, mais ne saisiront pas forcément tous les méandres de ce casse boursier.

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Ce film provocateur, pédagogique et, surtout, animé d’une furieuse volonté d’indigner s’achève en nous démontrant en quelques mots que ces sortes de crises seront possibles (ou, pire, inévitables) dans chaque moment: une réalité qui fait peur par rapport à l’humain.

Malgré les certaines critiques qui accusent le film d’être incompréhensible et difficile à digérer, je le trouve rythmé, captivant, mais qui demande de se laisser prendre  au jeu, de conserver son attention intacte en plongeant dans cette atmosphère du dérisoire.